jeudi 5 novembre 2015

LBS #1 : À la dérive...



…ou « Les pensées d’un capitaine désabusé à bord d’un vaisseau perdu à la dérive », mais ça commençait à être long. 

(Préambule) Voici donc un essai, un peu comme un vlog écrit plutôt que filmé, peut-être le premier d’une série, où j’exprime tout simplement mes pensées et réflexions sur divers sujets généralement pas légers. Ce sont des écrits très personnels et il se peut que par moment vous soyez confronté à des facettes plus inusitées de ma personne que j’ai tendance à enfouir profondément dans ma conscience. Ces écrits n’ont pas la prétention de se vouloir objectifs : c’est simplement mon point de vue et mes pensées, que ça vous plaise ou non. L’opinion publique ne m’effraie guère de toute façon. Certes, je ne m’avancerai pas sur des sujets dont je suis mal renseigné; je sais très bien qu’il est impossible d’avoir la science infuse. Ça ne veut pas dire que je suis fermé à toute discussion, bien au contraire, mais je souhaitais simplement être clair sur la nature de ce texte et que vous la preniez en considération avant de commenter quoi que ce soit. 

Assez tôt dans ma vie, j’avais déjà le sentiment d’être, en quelque sorte, un étranger dans ce monde. Pendant longtemps, j’ai mis ça sur le compte de ma maladie qui me faisait vivre des situations que la grande majorité des jeunes de mon âge ne vivraient jamais. Pas besoin de vous expliquer ce qu’il advient de ceux qui sortent du lot auprès des jeunes qui vivent dans une société où on leur inculque la peur de l’inconnu. Maintenant, je sais que c’est beaucoup plus complexe que ça. Néanmoins, elle en fut en partie à l’origine, m’ayant fait prendre un embranchement que la plupart n’empruntent pas… un embranchement menant sur une route certes parallèle, mais qui ne fait que s’éloigner de l’autre à un point tel que j’ai le sentiment d’être perdu entre les étoiles, la Terre étant très petite à l’horizon. En fait, au début je croyais que c’était ma route qui s’éloignait de l’autre… puis j’ai compris que c’était le contraire. 

Ce sentiment, c’est seulement une autre façon d’exprimer comment je me sens face au monde qui m’entoure. Non, il n’est pas question ici de devenir astronaute, bien que je ne dirais pas non à une visite du système solaire. À part, en marge, étranger, distant, exaspéré… ce monde ne semble pas être le mien, et ce, de moins en moins. Par « monde », je n’entends pas mes proches et mon entourage de manière générale, mais bien le reste, cette civilisation ignorante et autodestructrice, parce que c’est ce qu’elle est. La société québécoise n’y fait pas exception. 

Quand j’ai pris conscience de cette réalité, je m’en suis indigné, j’en ai parlé aux autres et la plupart des réponses allaient comme suit : « t’exagères », « mais t’es bin pessimiste », « Kin, c’est rendu que tu crois aux conspirations? », « boff, qu’est-ce qu’on peut y faire, hen? », « ârrh, parles-moé pas de t’ça », « arrêtes de croire n’importe quoi », « parles pas d’affaires qui te dépassent »… À la longue, à force de voir que la plupart préfère ignorer tout ça ou bien ne rien remettre en question, voire même me tourner au ridicule, j’ai bien vu que je me battais contre des moulins à vent pour qui il est plus sécurisant de penser que tout va bien et que tout le monde est gentil avec tout le monde. Même des plus jeunes que moi viennent me dire que c’est moi qui ne comprends pas comment le monde fonctionne, comme si j’étais un vieux issu d’une époque révolue (ou un sombre crétin, c’est au choix)… Sidéré par ce spectacle absurde, j’avais eu ma dose. 

Alors, mentalement, j’ai embarqué dans mon vaisseau, j’ai quitté la Terre et, une fois rendu à une distance suffisante, j’ai coupé les moteurs et depuis je suis en orbite, perdu entre les étoiles et les constellations… tel un spectateur. Parfois je m’ennuie et je fais une petite gaffe : je prends une petite navette pour faire un tour à la surface et après je retourne illico à mon vaisseau, m’étant souvenu pourquoi j’étais parti. C’est vrai, il n’y a rien à faire : avec des populations dociles, endoctrinées et amorphes, c’est un rêve de penser qu’on puisse y changer quoi que ce soit. 

Non, je ne sens pas que j’appartiens à cette société, à cette culture, à cette civilisation, à cette espèce. Un loup parmi les moutons. Oui, je sais que mon amertume vis-à-vis ce monde à tendance à en offusquer plus d’un, mon franc-parler à tendance à me faire des ennemis, à me mettre dans’ marde comme on dit… mais, comme l’auteur belge Georges Simenon, je préfère être détesté pour ce que je suis plutôt que d’être aimé pour ce que je ne suis pas. Si les gens se complaisent dans le mensonge et les faux semblants, tant pis pour eux. Malheureusement pour moi, comme je ne dispose pas des technologies nécessaires pour partir m’installer sur une nouvelle planète et ainsi fuir ce monde qui me répugne, je dois donc m’adapter sans me dénaturer… ce qui n’est pas une chose aisée. Heureusement, je ne suis pas complètement seul dans cette histoire. Il faut quand même voir le bon côté des choses, même si le tableau que j’ai dressé ici est très sombre. 

Alors voilà… This is why I feel like I’m lost between stars.

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dimanche 1 novembre 2015

Update #1 : Op. dérouillage & question aux lecteurs


Hey!  Eh bien non, je ne me suis pas mis à dériver vers les confins de l'Univers à bord d'un vaisseau au moteur hors service (bien que ce fut le cas de mon auto récemment), par-contre ç'a été beaucoup plus turbulent au niveau de mes pensées et réflexions, tant pour mes projets que pour la vie en général.  Disons qu'à 22 ans, certaines décisions qu'on remet constamment à plus tard doivent finalement être prise...  Bref.  De plus, j'ai désormais un emploi et ça complique davantage les choses en terme d'horaire, mais bon, je vais m'adapter...  Bien que, pour le moment, ce soit plutôt difficile.

Avant toute chose, je vais d'abord vous expliquer de manière générale comment sont structurés mes projets - chose somme toute assez importante.  La plupart d'entre eux font partie du Cycle de Cybelis où l'idée est de faire, grosso modo, le portrait d'une "autre Humanité" et la voir évoluer.  Chaque récit se passe à une époque différente de l'histoire de Cybelis, présentant ainsi une version différente d'une même société qui, comme la nôtre, se transforme au fil des siècles.  Dans la plupart des cas, ce monde est présenté au travers de personnages en marge de la société, parfois même hors-la-loi.  Mon projet le plus aboutis, Black Owls, se passent plusieurs centaines d'année après l'effondrement de la plus grande civilisation humaine qu'ait connu Cybelis - celle-ci étant recouverte d'un unique océan quasi-total -, tandis que "Metal Tribes" se passent durant l'effondrement de cette civilisation, effondrement qui, d'ailleurs, se déroule durant plusieurs années et non subitement ni uniformément.  C'est un véritable laboratoire sociologique, historique et culturel auquel se mêle science-fictions et anticipations, et qui demande énormément de recherche, mais auquel je prend beaucoup plaisir à faire avancer.  Pour le moment, ça ressemble pas mal à ça.

Les romans en question
Récemment, il y a pas mal de truc qui sont venus s'ajouter, pour ne pas dire perturber mes inspirations et idées de récit.  J'ai fini par passer Metro : Last Light (M:LL) pour après découvrir qu'il était précédé par Metro 2033... que j'ai aussi passé peu de temps après (genre même pas une semaine).  J'ai même été me procurer les romans originaux (2033 et 2034) en anglais : oui, je me suis donné comme défi de passer au travers de deux romans en anglais!  Le Post-Apo' était donc aux goûts du jour, j'ai même été jusqu'à transposer une partie de Black Owls au moment où la civilisation de Cybelis s'effondrait, autrement dit  à l'époque de Metal Tribes...

Puis, une idée datant de novembre ou décembre 2013 m'est revenu en tête (bien qu'en fait ça date de bien plus longtemps que ça) : un monde en glaciation ressemblant un peu à M:LL (j'y jouais pour la première fois à cette époque) et qui correspondait davantage à mes inspirations du moment.  Cette idée collant maintenant à mes idées récentes, j'ai commencé à travailler dessus, à re-transposer Black Owls dans ce concept, et j'ai nommé le projet "Fryst".  En plus, j'avais découvert la saga littéraire de La compagnie des glace et la bande-dessinée Neige me donnait encore plus envie de poursuivre dans cette voie.  Je préférais laisser l'époque de l'effondrement à Metal Tribes, étant de toute façon plus intéressant comme concept et collant beaucoup mieux à la situation historique.

Puis j'ai rejoué à Borderlands...  Puis à Bioshock 2...  Pour finalement revenir au concept d'origine, soit Black Owls durant la période du grand océan planétaire.  Je suis quelqu'un de très visuel et ça fait que ce que je vois peut grandement affecter mes idées.  Je ne sais pas si je vais faire de quoi quand même avec Fryst : j'ai tout de même quelques idées intéressantes, mais on verra ça plus tard.

Néanmoins, de tout ce brouhaha chaotique duquel je vous épargne certains détails d'importance moindre, il y a une chose qui est ressorti : je me sens un peu rouiller.  C'est très gros comme projet et je sais que j'ai encore beaucoup de recherche et de travail à faire sur le développement : créer intégralement un monde à l'image du nôtre, c'est long, et qu'on le veuille ou non, même s'il y a déjà 5-6 ans de travail sur ce projet (ç'a énormément évolué et ça n'avait pas été prévu d'être ce que c'est devenu), je n'avais pas la maturité ni les connaissances que j'ai aujourd'hui... et ça peut encore changé.  Mais bon, même si j'ai fait énormément de développement, je n'ai pas autant écrit de texte narratif et je me sens rouillé.

Donc, pour remédier à la situation, j'ai songé à écrire une histoire plus légère pour me remettre dans le bain.  En écoutant "Mistakes" de Godsmack (c'est une des tounes que j'écoutais à cette époque), un vieux concept datant de la première moitié de 2010 (la fin de mon secondaire 5) m'est revenu en tête, à l'époque où je conceptualisais des "roman-manga" (un manga en prose, concept que je dois à ma mère), et qui s'appelait "Frozen".  Je tiens à rappeler que l'idée date environ de Mars 2010, donc oui, Disney m'a « volé » mon titre.  Je suis donc allé revoir ce que j'avais de fait sur ça et, avec mes notions d'aujourd'hui, je serais en mesure de faire de quoi de sympathique tout en gardant l'aspect manga et quelques concepts de base.  Évidemment, le titre va être changé!  Si j'enclenche l'opération dérouillage avec cette histoire, elle ne fera pas partie du cycle de Cybelis entre-autre pour des soucis de cohérence, mais surtout parce que ça serait en contradiction avec le but de l'opération.  J'hésite encore entre la première et la seconde version du projet (qui sont radicalement différentes), mais ça ne devrait pas s'éterniser.

J'ai peut-être l'air d'exagérer en disant "à l'époque" étant donné que ça date de v'là 5 ans, mais cibole que j'ai don' l'impression que ça fait plus longtemps que ça!

En ce qui concerne la page Facebook qui commence tout aussi à avoir des toiles d'araignées dans les coins, le nom va effectivement changer... mais je sais pas encore pour quoi... j'ai pas encore tranché et je préfère, pour le moment, me concentrer sur autre chose.  Aussi, l'adresse du blog ne me plait pas, je l'avais faite avant de trouver un titre au blog et je vais également la changer pour quelque chose de très évident comme lostbetweenstars.blabla.(etc)  Soit dit en passant, je me suis partis pour le fun une page facebook de publication random en anglais qui répond au nom de Delta, Big Daddy.  En tout cas, si le coeur vous en dit, vous pouvez aller y faire un p'tit tour de temps en temps... ;)

À propos d'un tout autre sujet, j'ai une question pour vous!  Concernant la parution des épisodes de mes récits, toute série confondue, je me demandais qu'est-ce qui serait le mieux comme méthode et c'est ainsi que je vous pose la question : Préférez-vous que les épisodes sortent au fur et à mesure de la rédaction OU que tous les épisodes d'une saison sortent qu'une fois la rédaction achevée?  Pour vous aidez, voici quelques points que j'ai soulevé en analysant la question :

  • a) Parution au gré de la rédaction
    • Analyse et (possible) application (ou prise en compte) des avis des lecteurs
    • Peu d'attente avant la parution des nouveaux épisodes
    • Régularité non-assuré de la parution
  • b) Parution des épisodes une fois la saison achevée
    • Sortie régulière des épisodes
    • Délai considérable entre les saisons
    • Impossibilité de tenir compte des avis des lecteurs durant la rédaction

Je pourrais très bien décider ça là, tout de suite, comme un grand, mais je préfère être à l'écoute de mon lectorat, alors j'aimerais savoir ce que vous en pensez, ce que vous préférez.  Notez cependant que dans tout les cas, les premiers épisodes ne sont pas pour demain : je dois avant tout m'assurer de l'efficacité des PDF dont je doute beaucoup en ce moment de leur fiabilité.  Je veux bien que vous puissiez avoir un accès simple et facile à mes récits, mais je tiens quand même à protéger mes droits d'auteur.  Que les copies des PDF voyagent jusqu'au fin fond des oblasts de Russie, ça je m'en fous (bien que je serais assez surpris si ça devait arriver), mais qu'un p'tit-coune les modifient, les imprimes et se fasse passer pour l'auteur auprès d'une maison d'édition, ça me tente pas mal moins.  Bref, quoi qu'il en soit, je ne donne pas de date limite pour répondre à cette question... probablement que cela se terminera dès qu'un premier épisode sera achevé.  Mon choix se fera en prenant compte des avis qu'on m'aura fait part.

Alors voilà, ceci résume pas mal la situation actuelle.  N'hésitez pas à me partager vos impressions et avis, c'est toujours agréable de lire vos commentaires (et c'est motivant)!  Et n'hésitez surtout pas à répondre à la question aux lecteurs, ça compte beaucoup pour moi!  Sur ce, à bientôt!

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Crédit image
Late Night Work by Erlson